© Serge Bolzinger + Fort de Guentrange | RL
Les schness du Pays Thionvillois

Rencontre avec Serge

Serge Bolzinger est président du Groupe Fortifié de Guentrange depuis deux ans. L’Association, en charge de la gestion du fort et de sa restauration, travaille en étroite collaboration avec la Direction du Patrimoine de la Ville de Thionville, pour la partie muséale de ce Festen.

Passionné par ce bébé de béton, Serge est surtout un amoureux de son quartier, celui de Guentrange. Et c’est à travers ses yeux pétillants que je vous propose d’en retracer les contours.

Depuis son tout premier cri jusqu’à aujourd’hui il ne l’a pas quitté et ce n’est pas en projet. Il aime flâner dans les rues et croiser ses habitants pour y partager un souvenir, une historiette. Il en apprend même encore de ses anciens !
Et que dire de l’architecture multiple de ses rues ? De la petite maison ouvrière au château domanial, le quartier regorge de richesses patrimoniales, dont on devine l’importance sur un pan de trottoir ou derrière de lourdes portes. D’ailleurs tu connais la particularité des maisons vigneronnes me demande-t-il ? Elles ont un couloir légèrement incliné, qui va de la porte d’entrée à l’arrière cour, et permettait de transporter facilement les tonneaux.

Vous voyez, une anecdote de voisinage ? Le meilleur spot pour cueillir le muguet ? Demandez à Serge, il vous dira tout. En revanche pour les champignons, tracez votre route. Bien qu’il soit fin gourmet, il ne prend aucun risque avec ces eucaryotes. Il préfère l’odeur des bois et forêts et le calme que cela procure.

Il aime emprunter tous les sentiers de cet ancien village, qu’il connaît comme sa poche. Les balisés et les plus sauvages. Ces balades, il pourrait les pratiquer les yeux fermés pour les avoir parcourues des centaines de fois, enfant, avec son père.

“C’était la sortie familiale qu’est-ce que tu veux fille, c’était comme ça” !

 

Sur les hauteurs, la nature reprend ses droits ! Alors pour se délester de la beauté du paysage, Serge profite encore du point de vue du belvédère, ou la vue du Crève Cœur comme on l’appellera encore longtemps. Et il redescend par chez lui, prenant les sentiers selon ses envies et son humeur. Il repense à l’évolution de son quartier, quand il n’y avait rien que des champs à perte de vue jusqu’à la Briquerie. Il songe aux évolutions et aux destructions qui ont été apportées par la mutation de la ville. Et il finit toujours, toujours, sa balade par son point de départ. Ce fort qu’il protège tant et qu’il fait vivre avec toute son équipe de bénévoles.

Y a 20 ans tu montais au sommet du fort de Guentrange, tu voyais tout Thionville,
aujourd’hui tu ne vois que des arbres.

Serge